AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 My dear...,

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: My dear...,   Ven 29 Oct - 15:54




BOUM.
Jeff Bond

D'ou vient le mal ? D'ou vient que nous faisons le mal ? D'ou vient le mal que nous faisons ? D'où vient le meurtrier et quelle est la raison pour laquelle il tue l'autre homme ?
Différentes réponses ont été faites à ce sujet : Dieu, la gnose, l'histoire, la mémoire, qui tentent d'expliquer l'origine du mal, sont en fait les complices du meurtre dont ils veulent dévoiler le mystère.
Cette réflexion sur la Shoah et le meurtre de masse appréhende le problème du mal, par l'énoncé de ses trois principes : scission, compréhension, contagion.

13 premiers gifs proviennent de INTOXUATION


Dernière édition par Jeff Bond le Dim 16 Sep - 13:31, édité 14 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Ven 29 Oct - 16:05


Le meurtre, chez l'homme, c'est tout près, c'est juste sous la peau, frémissant, c'est au bord des yeux comme le désir, à fleur de tête. Le meurtre, en un sens, n'est qu'une figure du désir : c'est l'envie de vous le faire passer.
Camille Laurens

« Je m'étais à jamais juré de rester fidèle à moi même. Pas à une femme, pas à un homme. Juste à moi. Mais depuis quelque temps je sens cette promesse vaciller. De plus en plus d'ailleurs, car peu à peu, je me rapproche sacrément de Eddy et Shenzi. Mais j'apprécie leur compagnie, que puis-je y faire ? Nous rions bien ensembles et... ils me comprennent. Je me sens tellement étrange de me livrer à un journal, c'est tellement stupide aux premiers abords. Mais ça aide. J'ai l'impression que personne ne me jugera, et je le sais. Non, ce n'est même pas une impression, je le sais, c'est tout. J'ai donc décidé d'écrire dans ce journal, car je ressens depuis quelque temps un intense manque en moi. Eddy et Shenzi on quittés le pays, ils sont partis quelque part, loin de moi ; et tout devient tellement vide de sens. Je n'ai plus envie de rire, de sourire, je veux juste dormir et me reposer... Et ça me ressemble tellement peu. Je suis fatigué. Je n'ai plus de contact avec l'extérieur, même les filles ne me suffisent plus. Il m'arrive même de manquer d'envie d'en ramener une dans mon lit... Tout devient tellement banal. J'ai besoin d'action, d'un nouveau but. Peut être ce Scar aurait t-il des nouvelles ? Je dois absolument bouger, sortir, partir... Car je ne puis m'ennuyer de la sorte plus longtemps. Je commence à me demander sérieusement si une alliance ne me ferait pas de mal. C'est vrai, je suis tellement indépendant que je suis trop seul.
Je suis certain que quand je me relirais demain matin, après avoir bu toute la nuit, je trouverais tout ça tellement stupide que je brûlerais ce cahier.
C'est probable.
Mais au moins il y aura un seul témoin de ce massacre, d'un moment de faiblesse que tant recherche, d'une moue au cœur... D'un sentiment qui me rendra plus fort, demain encore.
»



Dernière édition par Jeff Bond le Mer 27 Avr - 10:33, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Lun 22 Nov - 18:26


Un bon traitement contre l'insomnie est de beaucoup dormir.
W.C. Fields

« J'ai étais sacrément curieux de retrouver ce journal sur la plage. Il était enfouit dans le sable, et je l'avais heurté par miracle avec ma planche de surf. D'ailleurs, l'eau était bien calme, et pour une fois, personne n'était venu me déranger. Quoi qu'il en soit, par curiosité, je l'ai ramassé et j'ai reconnu mon écriture à l'intérieure. Et je l'avoue j'ai... J'ai étais plié de rire ! Je devais vraiment être bourré pour écrire de telles sornettes. Ah mais vraiment, la blague de la mort, quoi ! Aha. (rires) lol...

Ça ne va pas du tout.

Je divague. Tout est sombre pour moi, je me sens tellement seul dans cette maison si vide, si grande, où l'écho de ma voix raisonne lorsque je chante une chanson qui passe à la télé. Parfois, j'ai l'impression d'entendre une voix, ou bien jouer le piano, mais quand j'entre dans la chambre, tout est calme, tout est froid. Et je recommence à écrire dans ce journal ? J'ai envie de rire, mais je n'y arrive pas. J'ai plutôt envie de pleurer. Alors c'est décidé pour cette fois, à peine ces quelque mots terminés je brûlerais ce livre, et il n'y aura plus de preuves de mon désespoir. Mais peut être ais-je juste besoin de le dire puis de le relire ? Et à cet instant je me dirais que ce sont vraiment des calomnies.

Je suis victime de ma victoire.

Ses yeux, ses yeux si uniques, grands et brillants. Son visage doux et ce sourire en coins, qui finalement devient un vrai flot de bonheur et de joie. ' Jeeeeeff Boooond ! ' avait raisonnée sa voix. A mon nom j'avais sursauté, pris d'effroi. Ma mainc'était refermée sur mon revolver. Je m'étais tendu et j'avais fermé les yeux. Elle avait accouru vers moi et en l'espace d'un instant mon arme s'était pointée vers elle. Jamais les mots ne me suffiraient pour décrire le sentiment que j'avais déchiffré dans ses yeux ; c'était une panique si intense. Une panique, du choc, comme si elle ne voulait pas y croire. Ce sentiment avait était un couteau invisible qui, à chaque pas, à chaque geste, s'enfonçait un peu plus en moi. Mes yeux clairs l'avaient dévisagé, et j'étais pratiquement sur que je ne vacillerais pas.

Je regrette.

Si je l'avais tuée il n'y aurait plus eut de problème. Non, il n'y aurait jamais eut toute cette mascarade, elle n'aurait jamais su et je n'aurais jamais changé. Je me sens si pitoyable, si faible, je voudrais tellement le détruire. Je voudrais tellement qu'il disparaisse comme ils ont tous disparu ; ce sentiment, pourquoi ne pourrait t-il être une victime ? Pourquoi est-ce qu'il serait supérieur à moi ? Il ne peut pas, non.

Je deviens fou ; je la hais tant.

Ma gorge est serrée, je me meurs. Je suis broyé par ce sentiment, et je suis tellement impuissant. Je souhaite me débattre, je veux vaincre ou même m'enfuir, mais rien n'y peut ; il me surmonte. Il me traque, il est toujours là, derrière moi, il me démonte pièce par pièce. Et elle ? Si seulement elle pouvait disparaître... Et emporter tous ces souvenirs avec elle. Si seulement je pouvais me convaincre que mon cœur serait à jamais mien. Si seulement je pouvais finir mon travail, et voir son sang s'écouler entre mes doigts.

Si seulement je pouvais vivre sans elle...
»




Dernière édition par Jeff Bond le Mer 27 Avr - 10:31, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Lun 6 Déc - 13:28


Si tu n'obtiens pas ce que tu veux avec de l'argent, tu peux l'obtenir avec beaucoup d'argent !
Emir Kusturica


«Tigre, tigre, brûlant éclair, dans les forêts de la nuit ; Quel œil, quelle main immortelle, a pu ordonner ta terrifiante symétrie ?

Silence. Un silence oppressant. Plus rien ne compte soudainement. La raison n'existe plus, le rire a disparu. Tout est sombre et lugubre. Tout est silencieux. Seul le bruit de mes pas résonne sur le sol. Sourd, pratiquement inaudible. L'homme devant moi accélère légèrement ; il a peur. Pour lui et pour l'enfant qu'il a avec lui. Je peux presque sentir son cœur battre, sa respiration devenir haletante. J'allonge mes pas, à moins d'un mètre de lui. Il tourne la tête, et je vois son regard affolé : il a comprit. Il ouvre la bouche, s'apprête à hurler mais se retient. Je m'arrête, le visage caché sous mon grand chapeau noir. La lune éclaire un instant mes lèvres, qui se plissent en un rictus malsain.
La raison n'y est plus, le cœur s'est perdu.
L'homme recule d'un pas, me fixant de ses yeux devenus écarlates. La rue est vide, sombre, silencieuse. Il n'y a que le silence. Le silence et les larmes. Je l'attrape par le bras et le tire vers moi. Il me supplie de partir, de laisser la vie à l'enfant. D'un geste certain et dur je les emmène tout deux dans la ruelle. J'envoie le garçonnet contre un mur : il se met à hurler, cachant son visage de sept années avec ses mains.
Le silence n'y est plus, il n'y a que les larmes.
D'un coup de poing je le fait taire, sa tête heurte le sol et il reste hébété. L'homme tente de s'enfuir. Quel lâche... Il laisse son enfant à la portée d'un tueur, sans le défendre, et il s'enfuit si vulgairement ? Je sors mon arme et après une détonation sifflante l'homme s'écrase à terre. Il hurle de toute sa voix, mais personne ne l'entend ; la balle à touchée le bassin. Je me rapproche lentement de lui, rajuste mon silencieux et lui ordonne de se taire. Il obéit, suppliant de le laisser en vie. Je pointe vers lui mon arme et lui tire dans l'épaule, près de la nuque. Il meurt lentement, incapable de crier à présent.
Je reviens vers l'enfant, toujours inconscient et, posant mon arme contre son front, j'appuie sur la gâchette.
Le silence reprend son râle, les larmes coulent encore et le sang s'y mêle.
Je disparaît lentement, comme si je n'avais jamais étais là. Je pars comme un fantôme. Comme toujours, aucun témoin, aucune preuve, aucun regret.

Si je relis ces mots demain, aurais-je mal au cœur ? Qu'elle folie s'empare de moi ? Un enfant innocent, un homme coupable. Pourquoi ciel ais-je fait ça ?

- Car c'est le bien qui fait mal. Lucifer, pardonne-moi.
»





Dernière édition par Jeff Bond le Mer 27 Avr - 10:40, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Mer 15 Déc - 12:57


Il n'y a pas de suicides, il n'y a que des meurtres.
Elsa Triolet


« Tuer, c'est le pouvoir absolu.

Être Prince, être roi. Avoir tous les pouvoirs mais aucun droit. Être prince ici-bas ; Vivre au dessus des lois. On m'envie, mais de quoi ? On dit lui en parlant de moi. On me craint, on me croit ; Pour qu'ils aient chaud, j'ai froid et pourtant je l'avoue, je sacrifierais tout, pour garder sur vous...

Le pouvoir.

Qu'on soit riche, qu'on soit beau, l'esprit jamais au repos. Qu'on ait tout reçu des dieux, qu'on soit certain d'être heureux. Qu'on soit le diable en enfer, le vent qui souffle sur les mers, je ne connais pas sur terre de douleur plus légère. Quel plus grand plaisir qu'avoir entre ses mains le pouvoir ? C'est mieux que l'or, que l'ivoire, quand le monde est son miroir.
Le pouvoir on le savoure, c'est bien plus fort que l'amour. Bien plus doux que les velours des femmes qui me font la cour. Le pouvoir, c'est la jouissance, et je jouis de leur confiance et quand je donne ma semence, c'est à l'histoire que je pense. Le pouvoir, c'est fantastique, je suis un homme mais public. Dans ce monde où tout s'achète, je suis le seul à qui on prête. Dans ce monde où tout se vend, on me donne sinon je prends ; Des nains je suis le géant, et je mens, je mens, je mens...

Le pouvoir... Ah, mes amis ! Si vous en saviez le prix. C'est la mort qui vous sourit, c'est l'éternité dans une vie et quand je rends la justice, la vertu contre le vice, c'est le père qui parle au fils : Je commande, ils obéissent. Le pouvoir, ça se mérite, on le prend, ou on l'hérite et le jour où on le quitte, alors on construit son mythe. Le pouvoir ça brûle en vous, le pouvoir ça vous rend fou, le pouvoir on s'y cramponne, et quand il vous abandonne...

On en meurt. »
»


Roméo&Juliette - Le pouvoir


Dernière édition par Jeff Bond le Mer 27 Avr - 13:21, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Jeu 10 Mar - 21:10





J'emmerde le monde.
Et je le vis bien.


Dernière édition par Jeff Bond le Mer 27 Avr - 13:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Dim 27 Mar - 19:50


Je ferais tout pour l'argent, mis à part une chose ; je ne changerais jamais.
Jeff Bond


« Bonjour, bonsoir, je suis un monstre et je le vis bien.

Un gosse, ça crie fort. Si, croyez-moi, j'en ai eu un à garder y a quelque jours. C'était génial, au départ... Je vous promet. On m'a apporté ce bambin de quelque mois, qui n'avait pas encore de dents, et on me l'a posté dans les bras : " Prenez en soin, Jeff, on vous fait confiance ! .. " Et ils sont partis. Je leurs décochais un de ces sourires rassurants avant de claquer la porte. Mon sourire disparu tout aussi tôt, car déjà le mioche ouvrait les yeux...

OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN.

Les toilettes sont au deuxième étage, et je n'aurais même pas eu la force d'y arriver, vu la chose qui venait de me percer les oreilles comme une enceinte de rock. J'abandonnais vite l'idée de le noyer dans la cuvette. Je le secouais la tête en bas et criant moi aussi, mais il ne s'arrêta pas ; il était rouge, puis violet, puis bleu... Puis il ferma enfin sa gueule. Je le redressais en le pointant devant moi. Qu'es-ce que c'est moche, un gosse. Horrible. Ca fait peur ! Dites moi que j'étais l'exception qui confirme la règle ; je n'ai jamais été aussi laid de ma vie. Jamais, pas même en étant un fœtus dans le ventre pourri de ma mère par la nicotine. Les yeux baignés de larmes du gamin me laissèrent perplexes. Wow, c'était un warior, le mioche ! Je m'assis sur le canapé, recueillant le bambin de nouveau dans mes bras. Je me surpris à trembler lorsqu'il se mit à sucer le bout de mon costume... Ma main se porta d'elle même jusqu'à la tapette à mouche sur la table.

PAM.
OOOOOOOOOOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN.
- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON.
Et toujours pas mort, remarquez.

J'en pleurais presque avec lui. Bébé, t'as une carrière dans le heavy metal, tu sais ? Je finis par réussir à fermer son clapet, je ne sais trop comment. Mais il la ferma.
Il dormait paisiblement, dans mes bras. Il me bavait dessus, et moi je bavait de rage. En fait, il y avait des points de ressemblances ! Et en regardant sa petite tête endormie, ses yeux clos, ce visage d'ange si innocent... Je me sentis faillir. Je m'imaginais en instant que ce bambin pourrait être mon fils. Et qui serait la mère ? Mes pensées s'étant dirigées immédiatement vers Jordan, je claquais des dents et chassais ces absurdités.

C'était... un gosse. Un petit bambino tout innocent. Comment pourrait-on imaginer rien qu'un instant faire du mal à une si petite chose ? ... Je bougeais la main pour me gratter le front...

... OUUUUUUUIIIIIIN... CLACK.

Ça, c'était fait.

Monsieur et madame McCain ne revinrent jamais de leur voyage de noce... Un accident dans le métro, manque de bol. Ah, le gamin ? Je sais plus. Quelque part sous le pont.
»








Dernière édition par Jeff Bond le Mer 27 Avr - 13:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Jeu 7 Avr - 18:44



V.A.I.N.C.U



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Mer 27 Avr - 13:57



On est tous à la recherche d'une frontière, une ligne claire entre le rêve et le réalité.
Tahar Ben Jelloun


«Tic, tac, tic, tac. Tic... tac... Je sens que j'ai pris le risque. Ça arrive, ça arrive. Je sens l'adrénaline monter. Je sens la situation s'éclipser de mes mains, de filer entre mes doigts comme du sable. J'ai certes beaucoup d'ennemis, mais pas autant... C'était moins une, cette fois-ci. C'était moins une, oui. Cette fois-ci, j'ai vu ma vie défiler. J'ai revu des choses que je n'aurais jamais dû revoir. J'ai vu mon passé. J'ai vu des personnes oubliées, et une nouvelle fois, elle. J'ai senti ses lèvres sur les miennes, son corps, j'ai entendu sa voix, mais elle était trop loin. Il y avait un mur entre nous deux, et j'ai de nouveau eu la sensation que je la perdais, mais pour de bon, cette fois-ci. Au fond je ne sais pas si tenter la mort ça ne me fait pas encore plus rire... depuis quelque temps j'ai du mal à avancer normalement. Je réfléchis plus que d'habitude. Avant de tuer, je me pose des questions. Parfois, j'ai peur. Je rentre chez moi, et j'ai peur. Pas pour moi, pour elle. Pour Jordan. Je ne sais rien, juste que je dois faire attention à elle. Souvent, mes pensées vagabondent et je mets ma propre vie en danger. Mais je me dis que finalement ce n'est pas plus mal. Autant mourir par erreur que par destruction. Est-ce que je vais réagir ? Est-ce que je peux réagir ? Est-ce que je dois m'enfuir lâchement ? J'ai tout ce que je veux. Tout. Tout le monde, même elle ! Alors pourquoi diable je ne suis pas satisfait ? C'est ça la question. Est-ce que Maeva est encore impliquée là dedans ? Est-ce que j'ai juste peur que cette situation recommence, qu'elle me quitte si bêtement, qu'on m'abatte une nouvelle fois ? Est-ce que je peux me permettre de sombrer ? Est-ce que je serais toujours Jeff Bond ? Est-ce que j'ai le droit de changer, est-ce que je veux changer ?
Je me fais rire moi même. Tant de questions pour si peu. Je n'ai qu'à faire comme d'habitude : éradiquer le problème. Jeff, qu'es-ce que tu as, Jeff ? Est-ce que " Jeff Bond " c'est un concept ? Tu adoptes, ou tu n'adoptes pas ? On fera un BOUM, comme toujours. De toute manière je plonge la tête la première, mais si je dois me noyer, je ne serais pas tout seul. Parce que quand on aime, on ne compte pas...
»




Dernière édition par Jeff Bond le Sam 4 Juin - 23:07, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Ven 6 Mai - 14:38




Tu as vingt ans, tu déconnes un brin et quand tu te réveilles, tu en as trente. C'est fini, plus jamais ton âge ne commencera par un deux.
Frédéric Beigbeder

« L'homme a arraché l'enfant à sa mère, a sorti son arme et, sous les yeux de celle-ci l'a abattue.
Il souriat. J'imagine Eva. Je la vois. Je suis Eva. Au-dedans d'elle, il y a un grand vide soudain. Le monde s'est tu. Devant elle, il y a une petite forme recroqueillée qui était son amour, sa vie. Devant elle, il n'y a plus rien. Je ne crois pas qu'elle a fait un mouvement quand il a posé son arme sur son front et qu'il a tiré. Je ne pense pas qu'elle l'a seulement vu. Eva avait déjà pris congé de l'humanité. Cet homme par son geste avait aboli le monde des humains.»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Sam 4 Juin - 22:43



L’absence ne tue l’amour que s’il est malade au départ.
Bussy-Rabutin

« Retournes en arrière. Cours. Fuis. Allez, barre toi ! Reviens vers le passé et ne viens pas ici. Tu ne comprends pas ? Il ne s'agit pas de toi. Il n'y a pas de règles, à ce jeu. Il n'y a rien à quoi tu pourrais te rattraper. Il n'y a rien à justifier. Il n'y a même pas de planche pour que tu puisse t'arrêter. Il n'y a que des dés, toi, et moi. Et quoi qu'il y est comme résultat, qu'il soit pair ou impair, qu'il soit double ou pas, je te poursuivrai. Alors réagis avant moi et ne croise pas ma route. Tu marcheras dans la rue en te disant que la vie est belle, et le lendemain tu n'en aura plus. Il n'y a rien que tu puisse faire. Personne ne peut rien faire. Et le pire dans tout ça c'est que je ne suis pas un monstre. Regardez moi. Est-ce que j'ai des cornes ? Est-ce que je suis le diable ? Regardez moi bien dans les yeux. Je suis seulement moi. Je suis un être humain banal. Je suis comme vous. Je marche dans la rue et je me dis que la vie est belle. Juste qu'à votre contraire, j'ai choisis de ne pas être celui qui fuit, mais celui qui traque. Allez courez, c'est juste votre destin. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Mer 8 Juin - 20:56

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Jeu 9 Juin - 17:53



Maman est morte.
Maman est morte.

« Maman est morte. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Ven 10 Juin - 20:48



L'usage exige qu'un sadique reconnaisse le meurtre mais non pas le plaisir.
Karl Kraus

« Pourquoi tuer un enfant serait-il plus terrifiant qu'un adulte ? La raison humaine m'échappe. Un gosse, nom de Dieu, c'est comme un chien ! S'il n'est pas foutu de s'en sortir dans la vie, il ne servira en rien à la société. Dès lors il est totalement inutile. On devrait laisser les enfants se débrouiller tout seuls. Quelle est cette manie de les bichonner ainsi ? Attend mon chéri, je vais t'acheter une glace. Tu veux un ballon, mon amour ? Tu es un très beau garçon, et plus tard, tu deviendras président ! ... La-men-ta-ble ! Et le pire dans toute cette histoire c'est que les gamins, ils y croient. C'est-à-dire que si l'ont dit à une gamine que c'est une princesse, elle va demander un poney, une robe, un diadème, et bienvenue la délinquance à ses dix huit ans si elle comprend qu'elle n'a pas de baguette magique. Et puis quel problème économique ! Combien d'argent faut-il dépenser chaque année, pour des gosses ? Quelle perte de temps ! Moi je le dis, tuer des gamins, c'est rendre service. Et il y aurait bien moins d'adultes, et par conséquent, bien moins de vermine. Il n'y aurait que les meilleurs, comme moi. Ceux qui s'en on prit tellement dans la gueule qu'ils n'ont plus peur de rien. Là, le monde deviendrait réellement intéressant.
J'ai brûlé une crèche et un seul enfant a survécu. Demain, j'irai le voir à l'hôpital ; s'il survit sans machines, je l'adopte.
Autant dire qu'il ne survivra pas. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Jeu 1 Sep - 10:52


Prenez garde au jour où je ne rirai plus.
Jeff Bond

« C'était un massacre. Ils étaient six, et je n'ai rien pu faire. A défaut d'être un Vulcain je n'ai pas pu me défendre assez pour m'enfuir. Trois me tenaient et ça a suffit. Ils m'ont laminés. Ils m'ont lacérés. Je suis resté agonisant deux jours dans cette ruelle, deux jours durant lesquels, totalement immobilisé et tordu de douleur, je n'ai cessé de me poser des questions. Où étaient-ils partis ? Est-ce que Jordan allait bien ? Est-ce qu'elle était en sécurité ? Est-ce que ça avait été des Bradbury ? Je n'en doutais pas. Ils m'avaient surement sous-estimé. Mais d'un autre côté, ils n'avaient pas utilisé de pouvoirs ridicules et terrifiants, comme Jordan m'avait prévenu. Bon sang, qu'es-ce que j'avais mal. Je ressassé ainsi ma situation ; est-ce que j'étais raisonnable ? Non. Je ne pouvais pas laisser Jordan tout le temps à la maison ou la suivre à chaque fois qu'elle sortait. Pourquoi je faisais ça ? Est-ce que c'était uniquement parce que j'avais peur qu'il ne lui arrive malheur ? Est-ce que c'était de la jalousie prématurée ? Jordan m'était fidèle, elle m'aimait je n'en doutais pas. Ou peut être la vérité, c'est que je doutais de moi-même ?
Mon sang avait déjà bien séché lorsque j'étais arrivé à la partie la plus difficile ; est-ce que notre relation pouvait réellement durer ? Je devais la laisser. Je ne pouvais pas continuer à l'emprisonner ainsi. Elle devait être libre. Je ne pouvais pas avoir éternellement peur pour elle, ce n 'était pas une vie... Juste qu'il me serait impossible de la laisser. J'étais trop égoïste pour ça. J'avais trop besoin d'elle. Alors j'en déduisis que c'était moi qui devait changer ; je devais arrêter. Je devais prendre ma retraite. Songer à devenir quelqu'un... une personne de plus dans la rue.

Non.

Je m'étais relevé, et ça a été l'arrêt cardiaque. Une personne m'a réanimé tout juste à temps et les secours sont arrivés... Mon cœur a été mort plus d'une minute. J'étais mort. J'étais vraiment mort. Je n'ai vu ni de tunnel, ni ma vie défiler. J'ai juste compris qu'il était temps de faire des choix.

A mon réveil, je n'avais pas envie de rire.
»

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Jeu 1 Sep - 22:55

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Lun 19 Sep - 22:22


    J'aime encore mieux l'enfer que le néant. L'enfer c'est la vie qui dure.
    ▬ Georges Duhamel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Dim 16 Oct - 16:12



N'avez-vous jamais remarqué que, le plus souvent, les personnes les plus tristes ont les plus beaux sourires ?
Kid Cudi

« L'ignorance peut tuer un homme. Le remords, eux, le rongent de l'intérieur jusqu'à ce qu'il devienne une poupée de cire. L'amour le dévore, le démolit à chaque instant, pour faire de lui un chiffon protecteur qui se mouille dès la moindre rupture pour devenir un balais. La douleur physique rend fou. La folie mène à la destruction. Le premier auprès duquel je souhaite m'excuser, c'est toi. Mon journal. Toi qui a tant souffert sous le courroux de ma plume. Je m'en veux de t'avoir témoigné tous ces maux, d'avoir écorché ta peau. Je m'en veux. Et aujourd'hui, je pleure sur tes pages, pour te souiller à nouveau. Je pleure, journal, je pleure...

C'est ce quelque chose qui fait toute la différence. Ce que je n'ai jamais su comprendre. C'est lorsque tout devient trop et que rien est tout. Lorsque la tête explose, sous le tumulte des idées qui se prolifèrent, des souvenirs qui engorgent la raison. C'est lorsque le sourire qu'on a tant chéri s'arrache de notre visage, disparaît, s'envole, et que ce quelque chose nous noue la gorge. Le feu brille, tremble, sur la bougie qui se termine. C'est comme si le temps décidait de lui même d'en finir. Bientôt, j'écrirais dans le noir, ou le feu emportera ce papier, toi, mon journal, afin que toutes mes vérités meurent avec lui. J'ai la tête qui éclate... J'ai le cœur qui explose. Journal, je t'en prie, pardonne-moi. Si je pleure aujourd'hui, c'est qu'il n'y a plus de remède. Je n'ai jamais pleuré... Je n'ai... Pas pleuré à la mort de ma mère. Au départ de Jordan. Lorsqu'on m'a accusé à tort. Lorsqu'on m'a battu, lorsque je mourrais sous les coups. Je n'ai jamais pleuré. Alors pourquoi maintenant ? Pardonne moi journal, tu seras le premier. Le premier à sombrer, avant moi, à brûler, à être oublié. Et tout comme moi, tu resteras gravé dans la mémoire d'une seule personne, tant qu'elle vivra encore. Peut être cette personne rejoindra ta lutte, un jour. La lutte contre ce noir, après la vie. Cette chose que les autres ne connaissent pas. Que les vivants ignorent, qu'ils refusent de comprendre.

C'est ce sentiment de révolte qui me déchire, journal. Le besoin de parler, de me noyer, de dormir. D'un sommeil éternel qui éteindra cette flamme. D'un souffle si calme qu'on ne l'entendra plus. Ce calme qui plane au dessus d'une tombe, que personne n'ose déranger. Je suis malheureux journal, à cet instant, si malheureux... J'ai tellement mal au cœur. J'ai juste envie de me cogner la tête contre les murs, de me mettre à hurler, d'ouvrir grandes les fenêtres et sentir l'air froid me dévorer. J'ai envie de tout casser.

Journal. Voilà... deux semaines. Deux semaines intenables, éternelles, sans fins. Voilà deux semaines qui défilent comme un poignard qui me tue de plus en plus. Je n'ai pas tué. Personne. Je n'ai pas touché à une arme. Non. Je n'ai pas craqué. Et maintenant encore, alors que ma main se porte d'elle-même vers le tiroir de mon bureau, je la retiens, afin qu'elle ne saisisse pas l'arme qui y est cachée. Qu'elle appuie sur la gâchette. Qu'elle abrège cette souffrance avec la première chose vivante sous la main. La première que ma peau toucherai, que mon regard lécherai. Pas Jordan mais moi même. Je tremble, je pleure, silencieusement, et me frappant la tête contre la fenêtre. Je la briserai bien, mais le verre peut tuer. Je dois tuer. Je dois tuer, journal, je dois te tuer. Je dois sentir le sang, le plaisir, le besoin de se sentir puissant.

J'ai essayé de le faire. J'ai retenu cette pulsion meurtrière qui me saisissait à la gorge. Je pensais pouvoir vivre sans ça. Je pensais que ce n'était qu'une habitude. Je pensais que ma vie me suffirait. L'impuissance. Mon Dieu. Pardonne moi, journal, mais cette page sera la dernière. Tu cacheras à jamais mes larmes, uniques, qui ne ressurgiront plus. Si je dois les arrêter, même de la manière la plus cruelle qui soit, je le ferais. Même si je dois oublier mon sourire. Pardonne moi, journal, je m'en veux, et je pleure.

Ce soir... sera le dernier soir.
»

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Sam 26 Nov - 14:09



Quelqu'un a dit un jour que les ténèbres apparaitront et avaleront tout sur leur passage.
Cependant, cela ne veut pas dire qu'un lumière ne subsistera pas...



Pas de suite à ce journal. Les pages manquent, comme dévorées, emportées par une folie inconsciente. Les souvenirs se meurent, oubliés dans un monde inconnu, dans un esprit démolit.

Ne pas archiver pour l'instant : on ne force personne à oublier.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Dim 1 Avr - 15:19

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Mer 13 Juin - 16:55







Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Jeu 5 Juil - 20:57









Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Dim 16 Sep - 11:19

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Dim 16 Sep - 11:45



« Une grande douleur, un grand amour, s'effacent-ils vraiment ? »
Hélène Ouvrard

« J'ai retrouvé mon journal, et je l'ai emporté avec moi. Dans ma fuite, je n'ai pensé qu'à lui et à tout ce qu'il contenait, à toutes les preuves de cette humanité qui explosait en moi. Je ne sais même plus où il était. Je m'en moque. Je m'en moque... Tellement.

Je suis juste là, assis bêtement à fixer devant moi, et je me demande comment j'ai pu en arriver là. Comment on a pu en arriver là. Comment j'ai pu le permettre. On dit qu'on ne se rend compte d'un amour qu'après l'avoir perdu... Et bien c'est vrai. Oui. Maintenant, je sens un si immense vide dans mon coeur que je me demande si mes organes vitaux y sont encore. Mon coeur est vide. Ma tête est vide. Je n'ai que ce que je mérite.

Jordan m'a quitté.

Et pour la première fois depuis des siècles, depuis que je suis Jeff Bond, depuis que la vie se pliait sous mes ordres, je me sens faible. Seul. Idiot. Je me sens tellement ridicule et coupable. Parce que je me rend compte que j'ai perdu ce à quoi je tenais le plus : ce qu'on pouvait m'arracher le plus facilement. Et tout était de ma faute. Et le fait de m'apitoyer davantage sur mon sort que sur le sien m'abat juste un peu plus... Égoïste un jour, égoïste toujours ?

J'ai une photo de nous en vacances dans ma main. On s'embrasse romantiquement sur un petit pont, dans un magnifique parc. C'est Luke qui a pris cette photo... Et elle est magnifique. Et chaque regard vers elle me fait saigner un peu plus, chaque coup d'oeil est un poignard qui me déchire. J'ai pris d'autres photos d'elle. J'en ai beaucoup dans mon porte-feuille. Je n'ai qu'elle, une photo de moi, Eddy et Shenzi au zoo, avec une girafe qui mange le bonnet d'Ed, et un mot de Danka. Mais, en m'attardant, dans une pulsion de colère, j'ai totalement vidé mon porte-feuille et je l'ai trié : cartes bancaires, de santé, carte d'identité, six cent dollars en liquide. De la monnaie. J'ai tout jeté par terre et je n'ai gardé que l'essentiel sur la table. Ma carte de visite de chez B&A, les photos, le mot, sur lequel il était écrit " Merci d'être là ", avec un coeur parfaitement tracé à côté. J'avais également une capsule de bière "meilleur pote"... Et alors que je vidais les petites poches, curieux de ce que j'avais pu oublié, je suis tombé sur un trèfle à quatre feuilles, glissé précieusement dans une des pochettes. Deux feuilles s'étaient déchirées. C'était le trèfle que Jordan avait trouvé, lors d'une ballade, et elle me l'a donné en disant que cela portait chance.

Encore maintenant, je fixe ce tas d'objets inutiles, que j'ai regroupé sur le bout de la table le plus éloigné de moi. Et j'ai envie de chialer. Mon souffle m'étouffe dans ma gorge et je me demande simplement pourquoi j'ai fait tout ça. Tout était tellement plus facile avant...

Mais c'était un passé sans retour.

Je ferais n'importe quoi pour...
»

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Jeff Bond
Inventeur(euse) des contes
Disponibilité RP : 3/3 ♥

Nombre de messages : 1696
Age : 37
Date d'inscription : 28/10/2010



Feuille de personnage
Age du personnage: 35ans.
Profession: Avocat, meneur de Bond&Associés ; Criminel indépendant.
Situation Sentimentale: à ces dames ♥

MessageSujet: Re: My dear...,   Mar 18 Sep - 22:19

post avant l'événement de l'été.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: My dear...,   Aujourd'hui à 17:01

Revenir en haut Aller en bas
 

My dear...,

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Journaux Intimes-