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 Sans Titre

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MessageSujet: Sans Titre    Dim 30 Oct - 9:55


    "[...] Cette femme m'a bouleversé, tellement que très vite, je tombais à genoux pour lui jurer un amour unique et éternel. Et s'il faut tout avouer, sur le moment et pour les deux ou trois heures qui suivirent, j'ai cru le penser."
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MessageSujet: Re: Sans Titre    Lun 31 Oct - 15:42

    Tiens ! Nous avons eu une discussion quelque peu sympathique avec Eva, aujourd'hui, au sujet de ce bon vieux juge. Je la retranscris, de mémoire...


    C : "- Je veux qu'il se cramponne à son Dieu, à la vertu et à la sainteté de l'union tout en étant incapable de dominer son cœur. Je veux goûter le suprême bonheur de le voir trahir tout ce qui est le plus important à ses yeux. Tu comprends cela, je le sais... Car le mot 'trahison' est de tes favoris.

    E : - Non. Non... 'Cruauté.' Quel mot a autant de noblesse que celui-là ?"
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MessageSujet: Re: Sans Titre    Dim 20 Nov - 18:59

I must met this guy.




Dernière édition par Clemens V. Marat le Mer 18 Jan - 16:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sans Titre    Sam 26 Nov - 16:07

"She sang for me tonight. She's mine."


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MessageSujet: Re: Sans Titre    Mer 30 Nov - 20:21




" Marguerite:

Ah! C'est la voix du bien-aimé!
A son appel mon cœur s'est ranimé!
Au milieu de vos éclats de rire,
Démons qui m'entourez
J'ai reconnu sa voix!

Sa main, sa douce main m'a attiré!
Je suis libre! Il est là!
Je l'entends! Je le vois!
Oui, c'est toi! Je t'aime!
Les fers, la mort même
Ne me font plus peur.

Tu m'as retrouvée!
Me voilà sauvée!
C'est toi!
Je suis sur ton cœur!

Faust:

Oui, c'est moi! Je t'aime!
Malgré l'effort même
Du démon moqueur,
Je t'ai retrouvée,
Te voilà sauvée,

C'est moi, viens, viens sur mon cœur!

Méphistophélès:

Alerte! alerte! ou vous êtes perdus!
Si vous tardez encore, je ne m'en mêle plus!


Marguerite:

Mon Dieu, protégez-moi!

Faust:

Viens!

Marguerite:

Mon Dieu, je vous implore!

Faust:

Fuyons! Peut-être il en est temps encore!

Marguerite:

Anges! Anges radieux!
Portez mon âme au sein des cieux!
Dieu juste, à toi je m'abandonne!
Dieu bon, je suis à toi! Pardonne!
Anges purs, anges radieux!
Portez mon âme au sein des cieux!

Faust:

Viens! Suis-moi!
Suis-moi, viens, je le veux!
Viens! viens! Quittons ces lieux,
Déjà le jour envahit les cieux!

Viens! viens! C'est moi qui te l'ordonne!
Viens! viens! Quittons ces lieux!
"
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MessageSujet: Re: Sans Titre    Lun 12 Déc - 9:31



"Encerclé par un feu qu'ont cruellement allumé des enfants, le scorpion n'a d'autre ressource que de retourner contre lui-même son dard empoisonné."



"Le désespoir, dans l'homme sans éducation, tourne à l'assassinat.
- dans l'homme riche, à la débauche."

Vigny.
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MessageSujet: Re: Sans Titre    Mer 21 Déc - 19:16

    "J'étais chasseur de mouches sur de belles peaux de rousses. J'en ai gardé en bouche le goût roux de la brousse. J'étais prêtre accoucheur de papayes bienheureuses, offertes à l'oiseleur qui encageait les gueuses. J'étais greffeur de plumes pour des sorciers Tamouls qui savaient qu'un costume peut habiller la foule ! J'étais tanneur de sève pour des beautés en peine et pour tromper mes rêves : "écailleur" de sirènes... J'étais bien plus que ça ! J'étais indispensable... Et puis, et puis voilà que me revoilà... sable. "Siroteur" de vinaigre pour des femmes accomplies qui pissaient du sang maigre et s'en donnaient envie... J'étais buveur d'étang dans les plaines lacrymales où se perdaient souvent des plaintes animales.
    J'étais peintre charmant de frôlées de chairs nues et je mêlais l'amant à son fruit défendu... Trafiquant d'ignorance, loueur de certitudes, "fourvoyeur" d'évidences, quêteur de turpitudes ! J'étais bien plus que ça ! J'étais indispensable et puis et puis voilà que me revoilà sable !"
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MessageSujet: Re: Sans Titre    Mer 18 Jan - 16:57



A long time ago.
« Clemens : - Qu'alliez-vous dire ?
Eva : - ...
- Je vois qu'il y a quelque chose que vous avez envie de dire; qu'est-ce que c'est ?
- Si seulement il y avait une invention... Oui, où l'on puisse mettre un souvenir en bouteille. Ce serait comme un parfum qui s'évaporerait et ne se tarirait jamais. Quand vous en auriez envie, vous n'auriez qu'à ouvrir la bouteille, et vous pourriez alors revivre l'un de vos souvenirs !
- Quel bel instant de votre jeunesse voudriez-vous conserver ?
- Celui-ci !
- Oh, ce café est si bon que ça ?
- Ne vous moquez-pas... Ne me traitez pas comme une jeune sotte. Je sais que je n'ai pas vu grand chose du monde, je sais que je ne suis pas une femme de 36 ans qui porte du satin noir et des perles.
- Vous ne seriez pas avec moi dans ce cas-là... Arrêtez de vous ronger les ongles, c'est une vilaine habitude.
- Pourquoi m’emmenez-vous tous les jours ?
- ...
- Si vous me trouvez aussi vilaine et aussi sotte ! Pourquoi ? C'est par gentillesse ? Si c'est ça, je ne veux pas de votre charité !
-Au Diable ma gentillesse et ma charité ! Je n'en ai pas la moindre... » R.



"A dix-huit ans j'ai quitté ma province, bien décidé à empoigner la vie. Le cœur léger et le bagage mince, j'étais certain de conquérir le monde. Chez le tailleur le plus chic j'ai fait faire ce complet noir qu'était du dernier cri; les bistrots, les soirées et les festivités ont eu raison de mes économies.
Je m'voyais déjà en haut de l'affiche, en dix fois plus gros que n'importe qui mon nom s'étalait. Je m'voyais déjà adulé et riche signant mes photos aux admirateurs qui se bousculaient. J'étais le plus grand des grands fantaisistes faisant un succès si fort que les gens m'acclamaient debout. Je m'voyais déjà cherchant dans ma liste celle qui le soir pourrait par faveur se pendre à mon cou.
Mes traits ont vieilli, bien sûr, sous mon maquillage mais la voix est là, le geste est précis et j'ai du ressort. Mon cœur s'est aigri un peu en prenant de l'âge mais j'ai des idées, j'connais mon métier et j'y crois encore.
Rien que sous mes pieds de sentir la scène, de voir devant moi la société soumise, j'ai le cœur battant. On m'a pas aidé, je n'ai pas eu d'veine, mais au fond de moi, je suis sûr au moins que j'ai du talent.
Mon complet noir, y a vingt ans que j'le porte et mes tromperies ne font rire que moi. J'cours le cachet, je fais du porte à porte; pour subsister je fais n'importe quoi. Je n'ai connu que des succès faciles, des trains de nuit et des filles à soldats... Les minables cachets, les valises à porter, les p'tits meublés et les maigres repas...
Je m'voyais déjà en photographie au bras d'une star l'hiver dans la neige, l'été au soleil. Je m'voyais déjà racontant ma vie, l'air désabusé à des débutants friands de conseils... J'ouvrais calmement les soirs de première, mille télégrammes de ce Tout-Londres qui nous fait si peur, et mourant de trac devant ce parterre, entrer dans le bal sous les ovations et les projecteurs.
J'ai tout essayé pourtant pour sortir du nombre, j'ai chanté l'amour, j'ai fait du comique et d'la fantaisie. Si tout a raté pour moi, si je suis dans l'ombre, ce n'est pas ma faute mais celle du public qui n'a rien compris. On ne m'a jamais accordé ma chance ! D'autres ont réussi avec peu de charme et beaucoup d'argent. Moi j'étais trop pur ou trop en avance. Mais un jour viendra, je leur montrerai que j'ai du talent." C. A.
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MessageSujet: Re: Sans Titre    Mer 1 Fév - 21:41


    "Mon amie,
    Tout à l'heure, vous imaginiez un procédé pour conserver le souvenir. Vous voudriez à certains moments, m'avez-vous dit, pouvoir revivre le passé. Je crains d'être assez différent de vous à cet égard. Tous les souvenirs sont amers et je préfère les ignorer. Quelque chose est arrivé qui a changé toute ma vie, et je désire oublier toutes les phases de mon existence, jusqu'à ce moment-là. Ces jours sont finis. Ils sont effacés. Je dois recommencer complètement à vivre. Je n'y réussis pas toujours, évidemment; parfois le parfum est trop fort pour le flacon, trop fort pour moi. Et puis, il y a en moi un démon qui veut déboucher le flacon.
    [...]
    Vous avez effacé le passé, bien plus effectivement que toutes les lumières de New York, où j'étais venu pour cela. Sans vous, il y a longtemps que je serais parti, j'aurais été en Italie, en Grèce, plus loin peut-être. Vous m'avez épargné tous ces voyages. J'en ai assez de vos idées sur ma bonté et ma charité. Si je vous demande de m'accompagner, c'est que j'ai besoin de vous et de votre société, et si vous ne me croyez pas, vous pouvez me dire adieu immédiatement.

    Vous m'avez distrait de moi-même, et délivré de la solitude qui est mon démon depuis des années.

    PS : Excusez-moi. J'ai été très impoli tout à l'heure."

Amicalement,
Clemens.

DdM
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MessageSujet: Re: Sans Titre    Sam 11 Fév - 14:24

"Vivo per lei da quando sai, la prima volta l'ho incontrata. Non mi ricordo come ma mi é entrata dentro e c'é restata. Vivo per lei perché mi fa vibrare forte l'anima... Vivo per lei e non è un peso. Je vis pour elle depuis toujours qu'elle me déchire ou qu'elle soit tendre. Elle nous dessine après l'amour un arc-en-ciel dans notre chambre. Elle est musique et certains jours, quand notre cœur se fait trop lourd, elle est la seule à pouvoir nous porter secours. E' una musa che ci invita. Elle vivra toujours en moi. Attraverso un pianoforte la morte è lontana; io vivo per lei. Je vis pour elle jour après jour quand ses accords en moi se fondent. C'est ma plus belle histoire d'amour, è un pugno che non fa mai male. Vivo per lei lo so mi fa girare di città in città, soffrire un po ma almeno io vivo. Je serais perdu sans elle... Vivo per lei dentro gli hotels. Je suis triste et je l'appelle... Vivo per lei nel vortice. Attraverso la mia voce, si espande e amore produce. Vivo per lei nient'altro ho e quanti altri incontrerò, che come me hanno scritto in viso. Io vivo per lei. Io vivo per lei... Sopra un palco o contro ad un muro. Elle nous ressemble encore tu vois. Anche in un domani duro. J'existe encore, je sais pourquoi. Ogni giorno una conquista, ma protagonista sarà sempre lei...
Vivo per lei perchè oramai, io non ha altra via d'uscita, perche la musica lo sai, davvero non l'ho mai tradita. Elle est musique, elle a des ailes, elle m'a donné la clef du ciel qui m'ouvre enfin les portes du soleil... J'existe par elle. Vivo per lei la musica. J'existe pour elle. Vivo per lei è unica. Elle est toi et moi. Io vivo per lei. Io vivo per lei..."
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MessageSujet: Re: Sans Titre    Mer 7 Mar - 23:02

"Hier encore, j'avais vingt ans. Je caressais le temps et jouais de la vie comme on joue de l'amour, et je vivais la nuit sans compter sur mes jours qui fuyaient dans le temps. J'ai fait tant de projets qui sont restés en l'air, j'ai fondé tant d'espoirs qui se sont envolés, que je reste perdu, ne sachant où aller, les yeux cherchant le ciel mais le cœur mis en terre. Hier encore, j'avais vingt ans. Je gaspillais le temps en croyant l'arrêter et pour le retenir -même le devancer- je n'ai fait que courir et me suis essoufflé. Ignorant le passé, conjuguant au futur, je précédais de moi toute conversation et donnais mon avis que je voulais le bon pour critiquer le monde avec désinvolture. Hier encore, j'avais vingt ans mais j'ai perdu mon temps à faire des folies qui ne me laissent au fond rien de vraiment précis que quelques rides au front et la peur de l'ennui... Car mes amours sont mortes avant que d'exister, mes amis sont partis et ne reviendront pas ; par ma faute j'ai fait le vide autour de moi et j'ai gâché ma vie et mes jeunes années... Du meilleur et du pire, en jetant le meilleur, j'ai figé mes sourires et j'ai glacé mes pleurs ; où sont-ils à présent mes vingt ans?"
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MessageSujet: Re: Sans Titre    Lun 19 Mar - 19:02


    "Je ne sais plus.
    Oh Johann, je ne sais plus si on peut encore sauver l'homme que je suis devenu. Est-ce bien cela que je veux? La douceur d'un mot trompeur ne peut pas tarir le flot brûlant de ma haine. Seul dans la nuit, je crie pour personne ! Peut-on changer soudain le destin d'un homme ?
    S'il y a un autre chemin pour moi, je l'ai manqué, il y a dix ans déjà. Ma vie est une vie perdue à la naissance, au premier faux pas, au nom de la justice, chaînes aux pieds et menottes à la main pour avoir tué sans dessein.
    Pourquoi ai-je permis à cette femme de me toucher de sa bonté ? Elle m'a aimé, elle m'a fait espérer; sa pitié et son pardon sont trop lourds à porter. Tu dis que je puis être heureux ; qu'est-ce que tu en sais ? Moi je veux faire payer aux hommes le prix d'une vie qu'ils m'ont volée.
    J'ai nourri ma vengeance à de maigres repas. J'ai bâti une muraille entre le monde et moi.
    Elle aurait pu me rejeter, me rendre à l'enfer et au regret. Mais elle préfère être mienne pour laisser le doute s'insinuer en moi. Tu m'a dit que j'avais une âme, qu'est ce que tu en sais ? Mais je sens fondre le mur de glace, mon cœur bat sous la carapace...
    Toutes mes certitudes s'effondrent et je pleure comme la terre tremble. Je regarde dans le vide un autre homme qui me ressemble. Je vais t'épargner, mon frère, ma colère. Eva est morte ce soir : ici commence une autre histoire."

    La lettre n'a jamais été terminée ou expédiée.
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MessageSujet: Re: Sans Titre    Mar 31 Juil - 15:46

"Too late for turning back,
too late for prayers and useless pity."
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