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 I excel at not giving a shit.

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MessageSujet: I excel at not giving a shit.   Mer 12 Oct - 15:14


“I’m not supposed to be here, but I am. I don’t know if I’m supposed to watch over them or just haunt them. Either way, I’d be lying if I said I wasn’t having fun. I’d be lying if I said I didn’t want to be here, walking through a graveyard, the day after Halloween, on a quiet & beautiful November morning. It’s not so bad… being dead like me.” - George Lass.

Oui, j'ai toujours excellé à ne rien faire, ni à donner de véritable importance à qui ou quoique ce soit. Eva Mara Garance. La fille qui attendait, peut-être, attendait simplement son heure en attendant que son destin lui soit révélé. Attendant de trouver sa fichue mission sur Terre, le fameux pourquoi suis-je ici. A vrai dire il n'y a sans doute aucune raison. Pas plus de raison à déclencher ces mots sur le papier. (Etrange que j'écrive, alors que j'ai toujours autant détesté la fiction.)

Peut-on trouver la réalité à travers la fiction ?...Peut-on voir le vrai dans ce qui a été inventé ?...Ces écrits fantaisistes révèlent-ils une part de vérité ?...

Ma tête est bien troublée ces derniers temps. La faute à l'inspecteur, bien entendu, qui d'autre. Et je suis lasse de me débattre avec des pensées qui n'ont aucun sens, des réflexions qui tournent en rond. Eva Mara Garance. La fille qui se prend pour Dieu et qui est pourtant tellement idiote. La fille qui veut changer le destin car elle déteste l'idée d'une fatalité toute tracée. Ne devrait-on pas être libre de mourir selon son souhait et non selon les mots d'un texte écrit il y a des siècles ? Ne devrait-on pas se battre pour mourir en étant digne et fier, pour quelque chose en quoi on croit ?

Eva. Mara. Garance.
Eve - la Mara de Claudel - la Garance de Carné.
La fille originelle, la soeur jalouse et perdue, puis la femme fatale ironique. A force de tant traverser la fiction, je me trouve moi-même des origines à ce nom complet qui me définit. Je suis Eve, car le Paradis m'ennuyait et j'ai croqué dans la pomme pour chasser l'ennui, préférant la douleur à la paix. Comme le monde aurait été ennuyeux si Eve n'avait pas croqué la pomme - Pullman l'avait écrit. Puis je suis Mara. Celle qui excelle à ne pas croire en Dieu, jusqu'au jour où finalement elle en vient à aller supplier sa soeur de prier le Seigneur pour qu'Il ressuscite son bébé. Et enfin, Garance - cette femme énigmatique dont certains sont amoureux, au timbre moqueur, inaccessible. Comme elle, je ne me dissimule pas - je suis avide de liberté, tenant sans doute de son modèle, Carmen...

Garance, ne jette-t-elle pas une fleur aux pieds de Pierrot, avant de disparaître en souriant, dans les Enfants du Paradis ?

La fleur que tu m’avais jetée,
[ ... ]
Et pendant des heures entiéres,
Sur mes yeux, fermant mes paupiéres,
De cette odeur je m’enivrais
Et dans la nuit je te voyais!
Je me prenais à te maudire,
À te détester, à me dire :
Pourquoi faut-il que le destin
L’ait mise là sur mon chemin?
[ ... ]


“There are things inside you that no one wants to face. Things that you keep secret, even from yourself. But secrets are funny. The things you try to hide always turn out to be the can’t forget.” - George Lass.

Je ne peux oublier ce que je suis, et pourtant j'aimerais. Ma vie n'est-elle pas libre ? Ne suis-je pas libre d'aimer qui je veux ? Ne suis-je pas libre de faire le bien comme le mal, de faire aux hommes tout le mal que je peux ? Ne suis-je pas Eva Mara Garance ? Pourquoi ne pourrais-je l'être, pourquoi ne serai-je pas humaine, bien que n'ayant pas de coeur et ayant pourtant senti ce coeur mort se serrer ? Eva. Avec son âme, avec sa provocation, avec ses boulots, avec sa vie, simplement sa vie. N'est-ce pas suffisant ? N'est-ce pas assez bien ? Pourquoi ai-je désormais tellement envie d'apprendre à tuer, si je ne peux arracher cette pitié enracinée en mon coeur ? Pourquoi ne pourrais-je oublier comme je l'ai toujours fait, tel Peter Pan ?

Car...

..."All I loved, I loved alone."- Edgar Allan Poe.


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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Mar 1 Nov - 21:37




All I know
Is everything is not as it's sold
but the more I grow the less I know
And I have lived so many lives
Though I'm not old
And the more I see, the less I grow
The fewer the seeds the more I sow

Then I see you standing there
Wanting more from me
And all I can do is try
Then I see you standing there
Wanting more from me
And all I can do is try

I wish I hadn't seen all of the realness
And all the real people are really not real at all
The more I learn, the more I learn
The more I cry, the more I cry
As I say goodbye to the way of life
I thought I had designed for me

Then I see you standing there
Wanting more from me
And all I can do is try
Then I see you standing there
I'm all I'll ever be
But all I can do is try
Try

All of the moments that already passed
We'll try to go back and make them last
All of the things we want each other to be
We never will be
And that's wonderful, and that's life
And that's you, baby
This is me, baby
And we are, we are, we are, we are
Free
In our love
We are free in our love


Pour C.


It seems I can say goodbye to the life I wanted, 'cos the inspector changed everything. And though he taught me to cry as I believed I was just shooting him down. Bang bang, he shot me down, bang bang, I hit the ground.
The more my eyes opened, the more I cry.
The more the Death caress me, the more I hang on to the things I need in my life.
The more I fear, the more I tremble...The more I love. With fire and ice and rage. Like if tomorrow will never come.
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Mar 1 Nov - 23:40


“Je vous soupçonnerais volontiers d’éprouver un plaisir diabolique à explorer les ombres de mon âme…si j’en avais une ! Soit…que je m’amuse ! Parlons au diable ! Si vous saviez à quel point je me sens peu femme. Une femme est vulnérable à tout, à la pitié surtout. Je ne le suis pas, jamais. Je ne me sens que chair, entièrement chair. Une chair qui palpite, qui tremble, qui rougit, qui saigne. La fermeté sans la dureté. Si un roi m’a faite duchesse, Jupiter m’a faite néréide.”

“Voilà sans doute la raison pour laquelle on se sent païen en vous regardant.”

“Vierge, oui. Je n’ai pas d’amants mais je n’aime pas être chaste. Vertueuse, oui, mais sans aucune innocence. Sans tache, mais sans scrupule. Je me donne le droit de nudité - je parle toujours au Diable - c’est le droit de la chair. J’aurais pu me montrer nue à un satyre ou un enuque, j’ai choisi de me montrer à vous - dans l’espoir que cela vous serait un supplice. Vous avez joué - en libertin que vous êtes. Voici mon portrait inconnu, mon cher. Qu’en pense le Diable ?”

“Me voilà des sentiments qui me semblent très naturels. Je suis sincère.”

“Un dernier aveu : je voudrais me montrer capable de l’impossible.”

V.H. & Jean Kerchbron - L'Homme qui rit.
P.S. : Si Josiane avait été un personnage dans New York, nous serions sûrement devenues des jumelles : les meilleures amies du monde.
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Mer 16 Nov - 14:49


"When I was little, I was used to dream of stars."

I believed that Peter Pan would bring me in Neverland, where children never die, never grow up, never give up hope.
I believed the gypsy life like the one of Clopin was one of the best. Having the present and liberty for only eternity. Love for only law and my will for only map.
I believed than the most scaring people like Captain Hook were the darkest and sexiest, the more able to show the bitter reality of the human being in his whole complexity. Light and darkness.
I believed that powerful and proud women like Amelia were a way to live, a model to follow.

"Then it all went wrong..."

But there is no reason. Because I'm just absurd. I'm Carmen ; I'm Josiane ; I'm Merteuil. I am Eva Mara Garance, the girl of the original sin, the sister who lost her faith, the temptress.

There is no reason for me to be here because I'm not real. I don't know who I am and I don't care. I just want to smile forever to life, to love with this despise, to live as if tomorrow will never come, as if it was the last day. I'm a paradox. I was born to die free. I was born to love endlessly. I was born...to not be human. My way is drawn since a long time ago. I have no destiny, no fate ; this life will stop as it begins, because it's not me.

"But when I was little like you, I was used to dream of stars."


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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Dim 4 Déc - 3:46


(Quelque part dans le futur, à moins que cela ne soit qu'un rêve du passé.)


"QUELQU'UN QUI TRANSMET

C'est vrai, j'ai vu beaucoup de choses en ce monde. J'assiste aux plus grands désastres et je travaille pour les pires brigands.
Mais il existe d'autres moments.
Il existe une multitude d'histoires (pas tant que ça, en fait, comme je l'ai déjà laissé entendre) que j'autorise à me distraire pendant mon travail, comme le font les moments d'amour. Je les récolte dans les endroits les plus épouvantables, les plus improbables, et je veille à men souvenir, tout en vaquant à mes occupations. Les contes en font partie.

Quand je me suis rendue à New York, [...] j'ai enfin pu faire quelque chose que j'attendais depuis longtemps. [...] Nous avons marché le long de Times Square, près du terrain de football. J'ai alors sorti de ma poche un vieux livre noir couvert de poussière.
Il n'en croyait pas ses yeux. Il l'a pris en main et a demandé : "C'est vraiment lui ?"
J'ai approuvé d'un signe de tête.
Fébrilement, il a ouvert le livre et s'est mis à le feuilleter. "Je n'arrive pas à le croire !" Le texte avait pâli, mais il a pu lire les mots qu'il avait lus autrefois.
Il s'est assis sur le trottoir et j'en ai fait autant.
"L'avez-vous lu ?" m'a-t-il demandé, sans me regarder.
Il avait les yeux fixés sur les mots.
J'ai hoché affirmativement la tête.
-Avez-vous pu le comprendre ?"
A ce moment-là, il y a eu un grand silence.
Des voitures passaient sur l'avenue. Leurs conducteurs étaient des Scar, des Belle, des Alexy, des assassins, des Esmeralda et des Peter...
J'aurais aimé lui parler de la violence et de la beauté, mais qu'aurais-je pu dire qu'il ne sût déjà ? J'aurais aimé lui expliquer que je ne cesse de surestimer et de sous-estimer l'espèce humaine, et qu'il est rare que je l'estime, tout simplement. J'aurais voulu lui demander comment la même chose pouvait être à la fois si laide et si magnifique, et ses mots et ses histoires si accablants et si étincelants.
Rien de tel n'est sorti de ma bouche.
Tout ce dont j'ai été capable, ce fut de me tourner vers lui et de lui confier la seule vérité que je connaisse. Je le lui ai dite. Je vous la dis maintenant.

UNE ULTIME NOTE DE VOTRE NARRATRICE
Je suis hantée par les humains."

M.K.
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Dim 11 Déc - 2:20

Then it all went wrong.
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Ven 30 Déc - 0:54

"Oui, tu m'appartiens, et plus que vous ne le croyez, ni toi, ni ton ami. Depuis quelques mois, je dispose de ton âme, depuis un moment, peut-être, de ta vie."

[Elle] se mit à rire.

"Ainsi, il dépend de moi, selon toute apparence, de faire vivre ou mourir cet[te] enfant. Je n'ai qu'à laisser les choses dans l'état où elles sont. Le ferai-je ? Ne le ferai-je pas ? Pardieu ! Je n'en sais rien. Voilà une situation comme je les aime. Tenir dans ses mains comme un cornet de dés l'existence d'une créature humaine, jouer avec la vie et la mort ; c'est amusant ! Prolongeons ce plaisir des dieux !"

...

Je suis forte et je veux être libre. Je veux être une [femme], l'expression de Dieu. J'ai demain trente ans. [Ma famille est trop loin.] Je n'ai plus de mère. Je n'ai plus de père. Aucun lien ne me retient. Je n'attache de prix qu'à ma propre estime, à mon orgueil, si vous voulez. Je n'ai besoin de personne, et je ne veux rien devoir à personne.

Salut et oubli.

(Alexandre Dumas - Le Trou de l'Enfer)
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Lun 23 Jan - 16:23



The day I met him, a long, long time ago...

Eva : Hé, ne vous gênez pas ! Qui vous a permis de toucher à ma voiture ? Vous n’avez pas honte, essayer de me voler sous mon nez ?
Clemens : Qu’est-ce que vous allez imaginer ? Je me demandais simplement si elle n’était pas à vendre.
-Menteur…vous ne devez pas avoir de quoi dîner, alors une voiture…
-Mais tout de même…J’ai de quoi vous offrir un verre. Et puisque vous ne m’invitez pas à entrer…
-Vous seriez capable de voler la table de la cuisine !
-Vous voulez qu’on descende en ville, tous les deux, ça vous dit ?
-De toute façon, il faut que j’aille travailler.
-Ah, vous travaillez ?
-Oui.
-Quel genre de boulot vous faites ?
-Ca ne vous regarde pas.
-Vous faites du cinéma, je parie.

(J’ai ri.)
-Garagiste.
-Non ! Dites donc, faites attention à ce que vous dites, vous.
-Fille de joie.
-Woah. Et vous, qu’est-ce que vous faites dans la vie, à part voler ?
-Pour tout vous dire, pour le moment, j’aimerais bien trouver un travail qui rapporte.
-Oui. Mais qu’est-ce que vous faisiez avant ?
-Avant ? Je sors de prison.
-De prison ? Ah, je vois : la méchante vieille dame aura crié au secours.
-Non, attaque à main armée.
(Sceptique) - Oh…les choses qui peuvent se produire dans les rues, de nos jours…
-Tout est fermé ici ? Qu’est-ce qu’on peut faire quand on veut rire ? On écoute l’herbe pousser ?
-Vous aviez des jeux beaucoup plus excitants en prison ?

Puis nous avons pris un verre ensemble. Le plus naturellement du monde.

Eva : …Dites, c’est vrai que vous avez fait ça ? (Clemens a souri sans répondre.)….Comment c’est ?
-Quoi ? La prison ?
-Non, l’attaque à main armée.
-Ah. C’est autre chose que tout ce qu’on connaît.
-Tsss. Je savais bien que vous n’aviez rien dévalisé.


Et finalement, pour prouver qu’il n’était pas rien, il a usé de son don sur un passant, pris au plus simple des hasards. Avant de dire que tout ce qu’il avait dit sur la prison ou une quelconque attaque à main armée ne tenait que du mythe. Refroidissant les ardeurs qui commençaient à naître.

Eva : Ah bah toi, on peut dire que tu trompes bien ton monde ! Qui pourrait croire qu’un homme comme toi ne fait que mentir ?
- Attends…
-Non, ne me touche pas !
-Si ton ambition est de trouver un étalon, retourne-y, dans ton bled, et tu y croupiras jusqu’à la fin de tes jours. Tu vaux mieux que ça, beaucoup mieux, c’est pour ça que tu es venue avec moi. Si tu es là pour faire l’amour, tu en trouveras à tous les coins de rue. Et ceux-là se moquent pas mal que tu vendes des livres ou que tu sois une fille de joie ! Moi, je ne m’en moque pas.
-Pourquoi ?
-Parce que…qu’est-ce que ça veut dire pourquoi ? Tu n’es pas comme les autres, voilà pourquoi. Tu es comme moi, tu veux que les choses changent. Tu vaux mieux que le métier que tu fais. Si on s’associe dans le crime tous les deux, on peut se payer un bon divertissement dans cette ville. Et le monde entier entendra parler de nous. Retiens bien mes paroles, Eva Mara Garance, retiens-les bien. Tu te vois entrer dans la grande salle à manger du plus luxueux hôtel de New York avec un Hook que tu auras manipulé, tout en foulant à tes pieds les misérables autres personnages que tu auras dupé ? Tu crois que c’est trop demander ? Mais ce n’est pas encore assez pour toi. Tu es née pour ça.


Et les jours ont défilé. Les conversations aussi.

Clemens : Alors tu viens d’Europe, comme moi ?
-Oui.
-Fille d’une nombreuse famille ?
-Oui.
-Tu es allée à l’école et à l’université, bien sûr, mais tu n’y as pas appris grand-chose, tu en savais déjà plus long que tout le monde. Et puis quand tu as eu seize ans, ou dix-sept peut-être, il y avait un homme qui travaillait dans…
-Dans un café.
-Et tu le trouvais gentil parce qu’il te disait que tu étais une fille merveilleuse. Tu étais presque mariée avec lui. Et puis tu as pensé « non, ce serait bête. » Et un beau jour tu as tout plaqué. Et c’est là que tu es venue ici, traversant l’océan, que tu as pris cette place de libraire. Tous les matins, en te levant, tu te dis que tu détestes ça. Tu détestes ça, tu descends en ville, tu mets ta robe, ta robe blanche…
- Rouge.
-Rouge. Et alors les personnages s’amènent pour t’acheter des livres. Ils te lancent quelques plaisanteries bien salées, ou ils t’ignorent, ou ils te méprisent. Parce qu’ils sentent que tu les hais, que tu ne peux pas les supporter. Il y en a qui t’ont demandée quelques nuits, tu l’as fait, pour les maudire davantage, pour les empoisonner. Mais ça ne sert à rien. Alors tu rentres à la maison, tu te jettes en travers de ton lit et tu penses « Mais quand ? Mais comment ? Comment faire pour sortir de cette situation ? » Et aujourd’hui, tu le sais….Change ça, je n’aime pas.

Et j’ai changé ma mèche de cheveux de place.

Bonnie & Clyde, 1967.
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Mer 1 Fév - 18:20

La donna è mobile
Qual piuma al vento,
Muta d'accento - e di pensiero.
Sempre un amabile,
Leggiadro viso,
In pianto o in riso, - è menzognero.

È sempre misero
Chi a lei s'affida,
Chi le confida - mal cauto il core!
Pur mai non sentesi
Felice appieno
Chi su quel seno - non liba amore!



La femme est changeante
Telle une plume au vent,
Elle change de ton - et d'idée.
Toujours un aimable,
Gracieux visage,
En larmes ou en rire, - est mensonger.

Il est toujours malheureux
Celui qui se fie à elle,
Celui qui lui confie - imprudemment son cœur !
Pourtant il ne se sent jamais
Pleinement heureux
Celui qui sur ce sein - ne boit pas l'amour !

La donna è mobile - Verdi, Rigoletto.
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Dim 12 Fév - 18:10

Peter Pan : Forget them, Wendy. Forget them all. Come with me where you'll never, never have to worry about grown up things again.
Wendy: Never is an awfully long time.


Clemens - Eva, what are your real... feelings?
Eva - Feelings?
-What do you feel? Happiness? Sadness? Jealousy?
-Jealousy?
-Anger?
-Anger.
-Love?
-Love?
-Love.
-I have never heard of it.
-I think you have, Eva. And I daresay you've felt it yourself. For something... or... someone?
-Never. Even the sound of it offends me.
[Il essaye de lui toucher le visage, elle recule.]
Eva - Why do you have to spoil everything? We have fun, don't we? We learn to each other to hurt and to laugh. What more could there be?
Clemens - There is so much more.
-What? What else is there?
-I don't know. I guess it becomes clearer when you grow up.
-Well, I will not grow up. You cannot make me! I will banish you like Benedict.
-I will not be banished. Then go home. Go home and grow up. And take your feelings with you!


-He was leaving you, Eva. Your Clemens was leaving you. Why should he stay? What have you to offer? You are incomplete. Let us now take a peep into the future, shall we? 'Tis the fair Clemens. He's in his home. The window is shut.
Eva - I'll open it.
-I'm afraid the window is barred.
-I'll call out his name!
-He can't hear you...
-No!
-He can't see you.
-Clemens...
-He's forgotten all about you.
-Stop! Please! Stop it!
-And what is this I see? There is another in your place. She is called... wife. You die alone...and unloved.

"There's the bravery of thinking of others before oneself. But you can make many sacrifices for your family...and put away many dreams."
"Where do you put them?"
"You put them in a drawer. And sometimes, late at night, you take them out and admire them. But it gets harder and harder to close the drawer. You do. And that is why you're brave."



Peter Pan had countless joys...that other children can never know, but he was looking at the one joy...from which he must be forever barred.

-You won't forget me, will you?
-Me? Forget? Never.



To live would be an awfully big adventure.
- Peter Pan, 2003.
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Sam 18 Fév - 12:20


Mama is a queen and Papa is a king
So I am a princess (and) I know it
But court etiquette is a dull dreary thing
I just hate it all and I show it
To sing on the stage that's the one life for me
My figure's just like Tetrazzini
I know I'd win fame if I sang in Bohéme
That opera by Signor Puccini
I’ve roulades and the trills
That would send the cold chills
Down the backs of all hearers of my vocal frills
Aah-aah-aah-aah-aah-aah-aah-aah-aah-aaaaahhhhhh

I long to be a prima donna, donna, donna
I long to shine upon the stage
I have the embonpoint
To become a queen of song
And my figure would look pretty as a page
I want to be a screechy peachy cantatrice
Like other plump girls that I see
I hate society
I hate propriety

Art is calling for me

I'm in the elite and men sigh at my feet
Still I do not fancy my position
I have not much use for the men that I meet

I quite burn with lyric ambition
Those tenors so sweet
If they made love to me
I'd be a success, that I do know
And Melba I’d oust if I once sang in Faust
That opera so charming by Gounod
Girls would be on the brink
Of hysterics, I think
Even strong men would have to go out for a drink

I long to be a prima donna, donna, donna
I long to shine upon the stage
With my avoirdupois
And my tra la la la la

I would be the chief sensation of the age
I long to hear them shouting: "Viva" to the Diva
Oh, very lovely that must be
That's what I'm dying for
That's what I'm sighing for
Art is calling for me
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Mer 14 Mar - 18:54


Je suis convaincu que pour certaines âmes, il y a le bonheur de l’imposture. Il y a une effroyable, mais enivrante félicité dans l’idée qu’on ment et qu’on trompe ; dans la pensée qu’on se sait seul soi-même, et qu’on joue à la société une comédie dont elle est la dupe, et dont on se rembourse les frais de mise en scène par toutes les voluptés du mépris. […] Oui, c’est affreux ; mais est-ce vrai ? Les natures au cœur sur la main ne se font pas l’idée des jouissances solitaires de l’hypocrisie, de ceux qui vivent et peuvent respirer la tête lacée dans un masque. Mais, quand on y pense, ne comprend-on pas que leurs sensations aient réellement la profondeur enflammée de l’enfer ? Or, l’enfer, c’est le ciel en creux. Le mot diabolique ou divin, appliqué à l’intensité des jouissances, exprime la même chose, c’est-à-dire des sensations qui vont jusqu’au surnaturel.

"Le dessous de cartes d’une partie de whist", Les Diaboliques, Barbey d’Aurevilly

« Il a fallu ces deux êtres, immuablement beaux malgré le temps, immuablement heureux malgré leur crime, puissants, passionnés, absorbés en eux, passant aussi superbement dans la vie que dans ce jardin, semblables à deux de ces Anges d’autel qui s’enlèvent, unis dans l’ombre d’or de leurs quatre ailes ! »

J’étais épouvanté… « Mais, fis-je, si c’est vrai ce que vous me contez là, docteur, c’est un effroyable désordre dans la création que le bonheur de ces gens-là. »

« C’est un désordre ou c’est un ordre, comme il vous plaira, répondit le docteur, cet athée absolu et tranquille aussi, comme ceux dont il parlait - mais c’est un fait. Ils sont heureux exceptionnellement, et insolemment heureux. Je suis bien vieux, et j’ai vu dans ma vie bien des bonheurs qui n’ont pas duré ; mais je n’ai vu que celui-là qui fût aussi profond, et qui dure toujours !

« Et croyez que je l’ai bien étudié, bien scruté, bien persécuté ! Croyez que j’ai bien cherché la petite bête dans ce bonheur-là ! Je vous demande pardon de l’expression, mais je puis dire que je l’ai pouillé… J’ai mis les deux pieds et les deux yeux aussi avant que j’ai pu dans la vie de ces deux êtres, pour voir s’il n’y avait pas à leur étonnant et révoltant bonheur un défaut, une cassure, si petite qu’elle fût, à quelque endroit caché ; mais je n’ai jamais rien trouvé qu’une félicité à faire envie, et qui serait une excellente et triomphante plaisanterie du Diable contre Dieu, s’il y avait un Dieu et un Diable !

[…] « Allons donc ! Qui aurait cru à ce renversement, à cette fin du monde ? Oh ! pardieu, je croyais très bien, pour ma part, in petto, que le concubinage continuerait d’aller son train entre ces deux fiers animaux, qui avaient, au premier coup d’œil, reconnu qu’ils étaient de la même espèce et qui avaient osé [le libertinage sous les yeux de tous]. Mais le mariage, le mariage effrontément accompli au nez de Dieu et des hommes, mais ce défi jeté à l’opinion de toute une contrée outragée dans ses sentiments et dans ses mœurs, j’en étais, d’honneur ! à mille lieues.

[…] « Que serais-je allé faire [chez eux] ?… On s’y portait très bien, et jusqu’au moment peu éloigné peut-être où l’on m’enverrait chercher nuitamment, pour quelque accouchement qu’il faudrait bien cacher encore, on n’y avait pas besoin de mes services. Néanmoins, entre temps, je risquais une visite [à M. Marat]. Politesse doublée de curiosité éternelle. Il me recevait ici ou là, selon l’occurrence et où il était, quand j’arrivais. Il n’avait pas le moindre embarras avec moi. Il avait repris sa bienveillance. Il était grave. J’avais déjà remarqué que les êtres heureux sont graves. Ils portent en eux attentivement leur cœur, comme un verre plein, que le moindre mouvement peut faire déborder ou briser… Malgré sa gravité et ses vêtements noirs, [M. Marat] avait dans les yeux l’incoercible expression d’une immense félicité. Ce n’était plus l’expression du soulagement et de la délivrance qui y brillait, comme le jour où il s’était aperçu que je reconnaissais [Melle Garance], mais que j’avais pris le parti de ne pas la reconnaître. Non, parbleu ! c’était bel et bien du bonheur ! Quoique, en ces visites cérémonieuses et rapides, nous ne nous entretinssions que de choses superficielles et extérieures, la voix de [Marat], pour le dire, n’était pas la même voix qu’au temps d’avant. Elle révélait à présent, par la plénitude presque chaude de ses intonations, qu’il avait peine à contenir des sentiments qui ne demandaient qu’à lui sortir de la poitrine. Quant à sa femme, je fus assez longtemps sans la rencontrer. […] C’est dans [la cuisine] que je la rencontrai cette première fois. Quand elle me vit, elle ralentit son mouvement, tenant sans doute à me montrer fastueusement son visage, et à me mettre bien au fond des yeux ses yeux qui peuvent faire fermer ceux des panthères, mais qui ne firent pas fermer les miens. Ses jupes flottant en arrière sous les souffles d’un mouvement rapide, elle semblait descendre du ciel. Elle était sublime d’air heureux. Ah ! son air était à quinze mille lieues au-dessus de l’air de son mari ! […] [Fille de joie], elle l’était encore ce jour-là, de tenue, de mise ; mais l’air heureux de la plus triomphante et despotique [femme mariée] avait remplacé l’impassibilité de [la maîtresse]. Cet air-là ne l’a point quittée. Je viens de le revoir, et vous avez pu en juger. Il est plus frappant que la beauté même du visage sur lequel il resplendit. Cet air surhumain de la fierté dans l’amour heureux, qu’elle a dû donner à [Marat], qui d’abord, lui, ne l’avait pas, elle continue de l’avoir encore, et je ne l’ai vu ni diminuer, ni se voiler un instant sur la face de ces deux étranges Privilégiés de la vie. C’est par cet air-là qu’ils ont toujours répondu victorieusement à tout, à l’abandon, aux mauvais propos, aux mépris de l’opinion indignée, et qu’ils ont fait croire à qui les rencontre que le crime dont ils ont été accusés quelques jours n’était qu’une atroce calomnie. »


« Mais vous, docteur, interrompis-je, après tout ce que vous savez, vous ne pouvez pas vous laisser imposer par cet air-là ? Vous ne les avez pas suivis partout ? Vous ne les voyez pas à toute heure ? »

« Excepté dans leur chambre à coucher, le soir, et ce n’est pas là qu’ils le perdent, fit le docteur, gaillard, mais profond - je les ai vus, je crois bien, à tous les moments de leur vie depuis leur mariage, qu’ils allèrent faire je ne sais où, pour éviter le charivari que la populace de N…, aussi furieuse à sa façon que la Noblesse à la sienne, se promettait de leur donner. Quand ils revinrent mariés, elle, authentiquement [Lannister], et lui, absolument déshonoré par un mariage avec une [fille de joie], on les planta là, dans leur [appartement]. On leur tourna le dos. On les laissa se repaître d’eux tant qu’ils voulurent… Seulement, ils ne s’en sont jamais repus, à ce qu’il paraît ; encore tout à l’heure, leur faim d’eux-mêmes n’est pas assouvie. Pour moi, qui ne veux pas mourir, en ma qualité de médecin, sans avoir écrit un traité de tératologie, ils m’intéressent… comme des monstres. […]

Lorsque je vis [Melle Garance], elle me reçut comme si elle avait été mariée toute sa vie. Elle se souciait bien peu que j’eusse dans la mémoire le souvenir de [ses robes ou de ses cartons de livres] ! "Je ne suis plus [seulement Garance], — me dit-elle ; — je suis [Lannister, Marat ou Lannister], heureuse d’avoir été [maîtresse] pour lui…" Je pensais qu’elle avait été bien autre chose ; mais comme j’étais le seul du quartier qui fût allé [là-bas], quand ils y revinrent, j’avais toute honte bue, et je finis par y aller beaucoup. Je puis dire que je continuai de m’acharner à regarder et à percer dans l’intimité de ces deux êtres, si complètement heureux par l’amour. Eh bien ! vous me croirez si vous voulez, mon cher, la pureté de ce bonheur, souillé par un crime dont j’étais sûr, je ne l’ai pas vue, je ne dirai pas ternie, mais assombrie une seule minute dans un seul jour. Cette boue d’un crime lâche qui n’avait pas eu le courage d’être sanglant, je n’en ai pas une seule fois aperçu la tache sur l’azur de leur bonheur ! C’est à terrasser, n’est-il pas vrai ? tous les moralistes de la terre, qui ont inventé le bel axiome du vice puni et de la vertu récompensée ! Abandonnés et solitaires comme ils l’étaient, ne voyant que moi, avec lequel ils ne se gênaient pas plus qu’avec un médecin devenu presque un ami, à force de hantises, ils ne se surveillaient point. Ils m’oubliaient et vivaient très bien, moi présent, dans l’enivrement d’une passion à laquelle je n’ai rien à comparer, voyez-vous, dans tous les souvenirs de ma vie… Vous venez d’en être le témoin il n’y a qu’un moment : ils sont passés là, et ils ne m’ont pas même aperçu, et j’étais à leur coude ! Une partie de ma vie avec eux, ils ne m’ont pas vu davantage… Polis, aimables, mais le plus souvent distraits, leur manière d’être avec moi était telle, que je ne serais pas revenu par ici si je n’avais tenu à étudier microscopiquement leur incroyable bonheur, et à y surprendre, pour mon édification personnelle, le grain de sable d’une lassitude, d’une souffrance, et, disons le grand mot : d’un remords. Mais rien ! rien ! L’amour prenait tout, emplissait tout, bouchait tout en eux, le sens moral et la conscience, — comme vous dites, vous autres ; et c’est en les regardant, ces heureux, que j’ai compris le sérieux de la plaisanterie de mon vieux camarade, quand il disait de la conscience : "Voilà trente ans que je dissèque, et je n’ai pas seulement découvert une oreille de ce petit animal-là ! " […]

Il n’y a que des faits, qui m’ont étonné autant que vous. Il y a le phénomène d’un bonheur continu, d’une bulle de savon qui grandit toujours et qui ne crève jamais ! Quand le bonheur est continu, c’est déjà une surprise ; mais ce bonheur dans le crime, c’est une stupéfaction. »

"Le bonheur dans le crime", in Les Diaboliques de Barbey d’Aurevilly.
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Jeu 19 Juil - 13:06

Non, ce n'est pas dur, mon coeur.
Non, cela n'est pas dur avec toi. Je ne regrette rien, je suis contente. Oui, cela m'est égal, et ce que j'ai fait, je le ferais encore.
Et je suis contente qu'il n'y ait plus que toi tout seul
Pour moi, et moi toute seule avec toi,
Mon coeur ! Non, mon coeur, ce n'est pas dur !
Et cependant il est terrible d'être morte.


Clemens
Telle je t'ai vue jadis, à cette fenêtre.

Eva
Clemens, je suis Eva. C'est moi.

Clemens
Est-ce toi-même ?
Que de fois je t'ai vue en rêve ! Est-ce que c'est un rêve encore ? Est-ce que tu vas de nouveau cesser ?

Eva
Ce n'est pas un rêve ; Clemens, les rêves sont finis. Il n'y a plus que la vérité. Tout est devenu vrai.

Clemens
Dis, est-ce que tu m'entends à présent ? est-ce que tu sens vivre
Mon souffle au fond de tes entrailles ?
est-ce que tu es sous ma parole comme quelqu'un de créé ?
Ah, sois ma vie, ma Eva, et sois mon âme, et ma vie, et sois mon coeur, et dans mes bras le soulèvement de celui qui naît !
Ah, Eva, c'est trop cruel, il ne faut pas me repousser, car c'est moi qui suis dans ton coeur.

Eva
Laisse ta main sur ma tête et alors je vois tout et je comprends tout.
Tu ne sais pas bien qui je suis mais maintenant je vois clairement qui tu es et ce que tu crois être.
Et je vois que tu m'aimes, et que tu m'es accordé.

Clemens
Est-ce que tout est fini, Eva ?

Eva
Tout est fini !

Clemens
Est-ce qu'il n'y a plus rien à craindre ?

Eva
C'en est fait !

Clemens
Plus rien, plus rien à attendre ?

Eva
Plus rien que l'amour à jamais, plus rien que l'éternité avec toi !

Clemens
Je ne puis donc me débarrasser de cette Eva ?
Il ne m'est pas possible
De me défaire de ces deux mains de femme à mes flancs ?

Eva
Il ne t'est pas possible. Où tu es, je suis avec toi.

Clemens
Pourquoi donc m'avais-tu quitté ?
(Pause.)
Pourquoi est-ce que tu fais celle qui ne répond pas comme dans les rêves ? Je devine que tu souris
Amèrement, visage caché ! Ce n'est plus un rêve !
Pourquoi ne veux-tu point me répondre ?

Eva
Pourquoi me repoussais-tu si désespérement ?

Clemens
Je t'aimais trop, ma vie.

Eva
Je ne puis plus t'être enlevée.

Clemens
Paix, Eva.

Eva
Clemens, empêche que je me réveille, je ne veux pas !
Empêche que je redevienne cette ancienne Eva orgueilleuse,
La belle mademoiselle Garance.

Clemens :
Ce n'est plus l'ancienne Eva; c'est ma Eva avec moi pour toujours.

Eva
Mais l'ancienne Eva, tu ne l'aimais pas ?

Clemens
Tu le sais.
C'est l'amour qui a tout fait. Eh quoi ? N'est-il donc plus pour nous la seule chose bonne et vraie et juste et signifiante ?
Est-ce que les mots ont perdu leur sens ? et n'appelons-nous plus
Le bien, ce qui facilite
Notre amour, mal ce qui lui est opposé ?
Certes, nous n'avons point ménagé
Les autres ; et nous-mêmes, est-ce que nous nous sommes ménagés ?


Eva
Ne raille pas ainsi affreusement !

Clemens
Mais le mal même
Comporte son bien qu'il ne faut pas laisser perdre.
Rappeler les morts à la vie,
Nous ne pouvons le faire, mais la nôtre est encore à nous.
Et
Puisque nous sommes libres maintenant...

Paul Claudel, Partage de Midi.

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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Lun 14 Jan - 22:50


Aux accents du cymbalum,
mon coeur se serre,
douce langue de mon pays,
de ma patrie !

Tes forêts me font soupirer
ainsi que tes champs dorés,
tu me fais languir, ma douce Lettonie !

Si tu voyages loin, très loin,
si tu parcours le monde,
partout c'est beau, mais c'est au pays
que c'est le plus beau !


La grande forêt est lointaine, les nuages s'en vont au loin
Ma douce rose, je vais bien loin, bien loin de toi
Cela me brise le coeur, de savoir que tu n'entendras plus parler de moi
Pas plus que je n'aurai de nouvelles de toi.

L'été s'enfuit, la lande dépérit

Ne pleure pas, n'attends pas de lettre !
La grande forêt est lointaine, les nuages s'en vont au loin
Je vais bien loin, ma douce rose, bien loin de toi !

Ca ne fait rien ! Que diable !
Ca ne fait rien ! Pas de doute,
on ne peut pas toujours être triste.

Mon trésor ne m'aime plus ?
- on en trouve toujours un autre,
aucune larme versée n'en vaut la peine !

J'ai eu des amants, j'en ai toujours eu bien assez...
J'ai donné des anneaux à cinq d'entre eux
J'en ai courtisé dix
J'en ai rendu vingt, fous amoureux

Ils étaient après moi, à attendre un baiser...
Mais aucun ne pourrait briser, briser, briser mon coeur...

Vivre sans baisers, non,
pas un instant sans amant.

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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Dim 24 Mar - 22:55


« Oh elle aura un profond cœur noir, malgré la clarté de sa beauté ;
Sombre et profond, comme pris sous l’ombre de sa chevelure,
Car dans ses cheveux vit un esprit qui ne se vêt que de blanc
Et dans le paradis sans espoir de son baiser, l’enfer. »
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Ven 9 Aoû - 21:44


"Hell is empty. All the devils are here."
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Mer 16 Oct - 21:59


"Pendant son attente, elle n'eut guère le temps de temps de penser à son départ de la maison. Elle y vivait depuis qu'elle était née, et elle l'avait quittée comme elle avait quitté sa famille, sans regret.
"Je dois être tout à fait anormale," se dit-elle tristement. "Mais je n'y puis rien. Je suis probablement née sans coeur. Cela doit arriver à certaines personnes."
D. du Maurier.

"On m´app´lait Baby Doll, j´ai été votre idole - mais je n´ai plus l´âge de mon image. Il faudrait que j´convole avec un prince du pétrole. J´ai déja l´âge de tourner la page, un jour, je dirai bye bye à tout ce show-business, à tout ce strass, à tout ce stress.
Bye bye ma jeunesse.
Venez voir mourir le dernier sex-symbol - venez tous applaudir à la fin d´une idole. J´ai passé ma vie à ne rien faire que ce qu´on m´a dit, j´ai passé ma vie à étouffer mes rêves, mes envies. Quand je sors dans la rue sans maquillage, personne ne s´arrête sur mon passage - même ceux qui rêvent de moi la nuit dans leur lit.
Vous ne voyez que la surface de ce monde en technicolor...
Vous qui rêvez d´être a ma place, venez voir l´envers du décor...
Moi ma drogue, c´est l´alcool : j´suis d´la vieille école, quand j´fume du hasch ça m´donne pas d´flash. J´ai peur de devenir folle, toutes les nuits, j´rêve qu´on m´viole, moi qui suis sage comme une image ; comme une image divine qu´on adore et qu´on adule. Une image de magazine sur qui on éjacule.
Seule sur mon acropole, je sens que j´dégringole, je sens que j´dégringole...Je sens que j´dégringole. Ce n´était qu´un feu de paille que tout ce show-business : dessous le strass y avait le stress y avais ma jeunesse. Venez voir mourir le dernier sex-symbol, venez boire, venez rire à la fin d´une idole. J´ai raté ma vie, je ne veux pas rater ma sortie. J´ai raté ma vie, je ne veux pas rater my good-bye party - Good-bye party...
Devant les caméras du monde entier, je descendrai le grand escalier qui mène au fond de ma piscine dorée. Laissez-moi, laissez-moi partir, laissez-moi, laissez-moi mourir avant de vieillir, vous qui m´avez volé ma vie. Venez vous arracher ma mort. Laissez-moi, laissez-moi partir, laissez-moi, laissez-moi mourir avant de vieillir, vous qui m´avez déja tout pris, venez vous partager mon corps. Oui, oh oui...Je vous aime et je vous embrasse. Je n´ai été qu´un météore...Voulez-vous voir la mort en face? Elle s´habille... en Technicolor !"
Starmania.
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Sam 9 Nov - 17:10


"I guess the clock in my heart is still ticking. I mean, I'm still here. I must be climbing on something. I just wish I know what it was."
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MessageSujet: Re: I excel at not giving a shit.   Aujourd'hui à 23:24

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